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Cours IDRIS : Unix_u |
Une des principales difficultés d'Unix c'est son côté ligne de commande un peu démodé demandant un minimum d'investissement avant de pouvoir faire la moindre tâche. Ce type d'interface reste pourtant inégalé depuis 30 ans ! Il existe depuis plus de dix ans des interfaces graphiques comparables au système Windows, maintenant les environnements graphiques sous Linux n'ont rien à envier aux systèmes de Microsoft.
Sur un système d'exploitation, on ignore en général souvent ce qui se passe "derrière" chacune des actions effectuées. Si ça marche, tout va bien. Pourquoi chercher plus ? Cette ignorance peut être sans conséquence sur le travail quotidien jusqu'au jour où l'ingénieur système change une brique du système (via un service pack ou une mise à jour), modifie un logiciel, ajoute une fonctionnalité ; jusqu'au jour où un disque dur de votre station "crash" et que vous devez en quelques heures changer d'ordinateur et/ou de compte et surtout continuer à travailler.
Autre exemple, vous avez l'habitude de rajouter/supprimer quelque chose à la main dans un ou deux fichiers chaque jour, aucun problème ! Comment faire si, pour une raison ou une autre, vous avez 500 fichiers à traiter et que la situation soit urgente (fin de thèse, papier/rapport à renvoyer rapidement etc.) ?
Unix est un des rares systèmes permettant de résoudre l'ensemble des problèmes cités plus haut. Vous avez la possibilité d'installer, de tester, d'utiliser sur de multiples plateformes un système pérenne, ouvert et sans réelle limitation.

Sur un système unix, on trouve deux types de personnes, celles qui vont utiliser le système et celles qui vont l'administrer (root). Les premières ont le droit d'exécuter certaines commandes propres à leur environnement et leur travail, quelques commandes liées au système leur sont interdites. Seuls les administrateurs peuvent installer et configurer. Ils sont chargés de la bonne marche de la machine.
En fait vous avez toujours plus.
Pour chaque compte vous avez :
Dès lors que vous êtes en local, vous pouvez saisir votre login puis votre password sur l'écran (attention unix fait la différence entre majuscule et minuscule). Deux cas peuvent arriver, soit un écran noir avec un simple prompt ">", soit un environnement graphique avec une gestion de la souris et des fenêtres suffisamment explicites pour démarrer.
Pour la connexion à distance, vous avez bien sûr besoin d'être déjà sur un ordinateur unix/windows, un terminal X ou un simple minitel et d'établir un lien vers la machine unix cible. Chaque type de connexion dépend de la plateforme d'origine. Prenons deux exemples :
Remarque : pour sortir d'une session, il est impératif d'utiliser les procédures de déconnexion, en effet unix (comme d'autres systèmes) a besoin de sauvegarder certaines données (flush des buffers via la fermeture des fichiers), démontage des disques pour forcer une mise à jour des fichiers systèmes, etc. Aussi si vous faites un "power off" d'une machine unix, vous risquez d'endommager les fichiers sur les disques. Vous devez faire un exit pour revenir à la fenêtre primaire, puis éventuellement un halt pour arrêter le système (si vous êtes autorisé à le faire).
Donc, vous voilà connecté à une machine Unix
sous X. Que s'est-il passé au démarrage de votre session
?
Si vous êtes perdus, pour connaître le répertoire courant, utilisez la commande pwd, et si vous voulez savoir qui vous êtes, utilisez la commande id.
Pour le choix d'un shell, deux grandes familles s'affrontent : les shell-iens et les cshell-iens : la guerre dure depuis longtemps mais est en passe d'être gagnée par les premiers ! Comme vous êtes débutant, je vous conseille de vous rallier au futur vainqueur, c'est-à-dire les shell de la famille du sh (sh, ksh, bash, zsh), l'autre famille csh étant uniquement représentée par le tcsh et le csh lui-même.
Sur votre station ou votre PC sous Linux vous avez certainement le choix entre le bash, le ksh, le tcsh et le zsh. Je conseille donc naturellement le shell ksh qui possède le plus grand nombre de fonctionnalités communes. Le ksh étant compatible avec le zsh, nous allons donc maintenant baser la suite du cours entièrement sur le ksh (les différences entre ces shells sont extrêmement minimes).
Les conséquences d'un tel choix ne sont pas anodines. En effet, votre séquence de "boot" (connexion) est contrôlée par 1 ou 2 fichiers de démarrage. Un premier fichier est exécuté (avant que vous n'ayez la main) c'est le .profile. Ce fichier se trouve dans votre HOME et est précédé par un point (lui permettant de rester "caché" si l'on utilise un simple ls). Ce fichier sert essentiellement à positionner, par défaut, toutes les variables d'environnement utiles au bon fonctionnement de votre session de travail comme le positionnement des chemins (path) par défaut. Il sert également à définir (via la variable ENV généralement valorisée par ENV=.kshrc) le nom du fichier qui sera exécuté juste après le .profile et qui sera lancé à chaque nouvelle fenêtre, sous-shell ou script (uniquement si cette variable a été exportée voir la suite du cours).
Le fichier .kshrc permet de rajouter des fonctionnalités telles que la définition d'alias (que l'on utilisera plus loin) ou de fonctions.
A noter que, quel que soit le shell utilisé, tous les environnements sont initialisés par le fichier /etc/profile modifiable uniquement par l'administrateur.
Le nom du .profile et du .kshrc peuvent changer suivant les shells et leurs implémentations. Pour le bash sur linux les fichiers se nomment .bash_profile et .bashrc. Dans tous les cas voir le man de votre shell !
Comment lire les syntaxes ?
Cette syntaxe signifie que cmd peut être appelée de trois fois six manières différentes.
cmd [[login@]machine] [-a] fic[.ps|.gif]
En général une commande unix admet une syntaxe composée de :
Évitez de faire "autrement" en cas de difficulté. Ne pas comprendre quelque chose n'est pas grave, ne pas chercher à comprendre l'est plus. Bien sûr disposer de 10 minutes à chaque difficulté n'est pas simple. Un seul grain de sable peut gripper toute la mécanique des systèmes d'exploitation et avoir des conséquences fâcheuses sur vos fichiers ou programmes et donc sur votre travail.
Dans la suite du cours, je ne parlerai que des commandes indispensables accompagnées des options les plus utiles. Si vous souhaitez la liste exhaustive des options de chaque commande, n'hésitez pas à consulter le man après avoir listé /usr/bin et /bin.
Remarque sur le nom des fichiers,
Tous les fichiers, quels que soient leurs types, sont sur des systèmes de fichiers (file system). Attention, chaque operating system a son propre file system et donc son propre formatage (surtout les disquettes !)
ls
Sous Unix, la commande
la plus utilisée est, sans aucun doute, ls.
Elle liste les fichiers et
répertoires de votre répertoire courant. Très souvent
les fichiers cherchés sont les fichiers sur lesquels on travaille
actuellement ou ceux récemment accédés. Nous n'avons
donc aucun intérêt à les avoir par ordre alphabétique (par défaut),
mieux vaut qu'ils soient classés directement par ordre chronologique
croissant. L'ordre croissant est important, il permettra d'avoir les plus
récents en dernier. En effet si vous avez plusieurs dizaines de
fichiers, le résultat de la commande ne tiendra pas sur une seule
page écran et vous serez obligé de jouer avec l'ascenseur
de votre fenêtre pour voir ce qu'il y avait au début et cela,
à chaque commande ls passée !
De plus, il est souvent indispensable de connaître
les droits associés aux fichiers, ne serait-ce que pour savoir si
c'est un fichier ou un répertoire. Aussi pour faire tout ça
d'un coup, une seule commande ls -lrt.
Si vous trouvez que c'est trop long, le Korn shell
offre la possibilité de créer des alias. Voilà un
alias de la commande ls -lrt qui peut
ainsi être appelée par ll en
procédant ainsi :
alias ll='ls -lrt'
Cette commande peut être ajoutée dans votre
fichier .profile.
Pour connaître la liste des alias faites simplement alias .
Ma_machine>ll -rw-r--r-- 1 jpp user 1372160 dec 14 14:05 htmldoc-1.6-source.tar drwxr-xr-x 3 jpp user 1024 dec 14 14:19 htmldoc-1.6 drwxr-xr-x 6 jpp user 1024 dec 22 13:26 lirc drwx------ 5 jpp user 1024 dec 28 11:37 Desktop drwxr-xr-x 5 jpp user 1024 dec 28 17:06 john-1.6 drwxr-xr-x 2 jpp user 1024 jan 11 16:17 bin -rw-r--r-- 1 jpp user 25861 jan 12 13:04 ref.html -rw-r--r-- 1 jpp user 70144 jan 14 12:22 poster.tar drwxr-xr-x 2 jpp user 1024 jan 14 12:46 poster -rw-r--r-- 1 jpp user 575186 jan 15 09:46 vitrail12.tiff -rw-r--r-- 1 jpp user 815042 fev 4 17:16 pcmcia-cs-3.0.8.tar.gz -rw-r--r-- 1 jpp user 620 fev 5 13:52 Xrootenv.0 -rw-r--r-- 1 jpp user 114525 fev 9 09:23 lirc-0.5.4pre8.tar.gz -rw-r--r-- 1 jpp user 624640 fev 12 10:57 nets-2.0.tar drwxr-xr-x 3 jpp user 1024 fev 12 10:59 usr -rw-r--r-- 1 jpp user 13953173 fev 16 08:28 imp3.ps -rw-r--r-- 1 jpp user 6774 fev 16 16:25 sondage.html Ma_machine>
Si vous essayez de passer des options/variables à un alias, ce n'est pas possible, vous devez alors utiliser une fonction.
cp
La seconde commande plus utilisée est celle qui permet de
copier un fichier vers un autre fichier ou vers un répertoire (le fichier originel restant en place).
Si l'option -R est précisée, il est possible de recopier un répertoire (et ses sous répertoires) dans un autre répertoire.
Ma_machine>cp fic1 fic2 Ma_machine>cp fic1 rep Ma_machine>cp -R rep1 rep2
mv
mv permet de changer le nom d'un fichier ou de le déplacer vers un autre répertoire.
Ma_machine>mv fic1 fic2 #(fic1 n'existe plus) Ma_machine>mv fic1 rep #(fic1 existe, mais sous rep)
rm
rm permet de supprimer un fichier, ou un répertoire
si l'option -r est précisée. Pour éviter les confirmations multiples l'option -f
sera très utile.
Ma_machine>rm -f fic* Ma_machine>rm -r rep
cd
L'autre commande allant souvent avec ls
est cd. Elle permet de changer de répertoire.
Ma_machine>cd bin Ma_machine>cd bin/new Ma_machine>cd .././src
Sur certains environnements, une variable d'environnement $HOME permet
de définir de manière générique
son HOME. Plusieurs autres espaces peuvent être à votre
disposition : $WORKDIR et $TMPDIR
cd $HOME
<=>
cd ~ <=>
cd
A noter deux répertoires spéciaux, le répertoire courant (c'est-à-dire dans lequel
vous êtes) représenté par le point
., et le répertoire père représenté par le double point
..
cd . ne sert donc à rien !
cd - permet de sauter d'un répertoire à l'autre. Vous êtes sous rep1, faites cd rep2, vous êtes maintenant sous rep2. Faites cd - et vous vous retrouverez sous rep1. Maintenant remplacez rep1 et rep2 par des noms de répertoire très longs et différents, vous comprendrez tout l'intérêt de cd -.
cd peut avoir des comportements
étonnants pour celui qui ne connaît pas votre environnement.
Vous êtes habitué à faire cd
rep, avec rep un des répertoires
de ., mais un
cd rep_ailleurs avec
rep_ailleurs
un
répertoire ne se trouvant pas sous
.
mais sous lieu_du_rep_ailleurs,
c'est plus étonnant. C'est possible grâce à CDPATH,
variable d'environnement qu'il suffit de positionner via CDPATH=:.:..:lieu_du_rep_ailleurs
dans
votre .profile.
Remarque : la liste des répertoires à
inclure dans la recherche sont séparés par des :

export PS1="$(echo 'machine:$PWD>')"
le prompt Unix sera égal par exemple à :
machine:/usr/local/bin/>
ou
export PS1=$(echo '${PWD##*/}"/> "')
le prompt Unix sera égal alors à :
bin/>
Magique ? Pour mieux comprendre les $( ' $PWD ##*/ "' lire la suite du cours
Pour créer un répertoire, utiliser la commande mkdir mon_nouveau_repertoire. Si vous voulez créer également tous les répertoires intermédiaires pensez à l'option -p
Ma_machine>mkdir -p projet/src/new
les droits
Les problèmes d'accès aux fichiers et répertoires sont
souvent mal perçus par les débutants. Pourtant les mécanismes de contrôle
de lecture/écriture/accès d'un fichier ou répertoire
sont simples, mais peuvent devenir un enfer si quelques points d'ombre
subsistent.
Les fichiers peuvent être en mode écriture
(w), en mode lecture (r)
ou les deux (rw), pour vous, pour les membres
de votre groupe ou pour les autres (c'est-à-dire pour le reste du monde).
Lorsque vous utilisez l'alias créé plus haut (ll),
vous obtenez en début de chaque ligne "drwxr-sr-x"
ou "-rw-r--r--" par exemple.
Le 1er caractère vous indique s'il s'agit d'un fichier (-)
ou un répertoire (d), les trois
triplets suivant concernent respectivement le propriétaire du fichier,
le groupe du propriétaire, et enfin tous les autres de manière
exclusive. Chaque triplet se compose d'un r pour le 1er caractère,
d'un w pour le 2e et d'un x pour le 3e, un -
exprime la négation. Nous avons déjà expliqué
les deux premiers caractères r
et
w,
x
précise que le fichier peut être exécuté s'il
s'agit d'un fichier, ou qu'il peut être "traversé" s'il s'agit
d'un répertoire.
Donc si un jour, le shell vous injurie
ksh: mon_code: 0403-006 Execute permission
denied.
Les droits d'exécution de votre exécutable
ne sont probablement pas bons (x).
Les problèmes peuvent se cumuler. Par exemple, si vous essayez de copier un fichier dans un sous-répertoire (cp fic1 rep2/rep3/fic1), il faut que vous puissiez :
Maintenant que tout est clair et que vous avez identifié les éventuels problèmes, la commande chmod va permettre de changer les droits des fichiers/répertoires. chmod utilise le codage binaire, fondé sur l'association de valeurs numériques aux différentes permissions : lecture : 4, écriture : 2, exécution : 1, pas de permission : 0.
Chaque triplet se code par l'addition de 4, 2, 1, ou 0. Pour un rwx il faudra ajouter 4+2+1=7, pour r-x 4+0+1=5 etc. Donc les combinaisons vont de 0 (- aucun droit) à 7 (rwx tous les droits). Cela s'applique à chaque groupe triplet (propriétaire, groupe et autres).
| droits | valeur octale | valeur binaire |
| --- | 0 | 000 |
| --x | 1 | 001 |
| -w- | 2 | 010 |
| -wx | 3 | 011 |
| r-- | 4 | 100 |
| r-x | 5 | 101 |
| rw- | 6 | 110 |
| rwx | 7 | 111 |
La commande chmod permettant de positionner
rwxr-x---
sur fic1 à la syntaxe suivante :
chmod 750 fic1
Il existe aussi un autre moyen de positionner les droits d'un fichier avec cette même commande.
Vous pouvez utiliser des +, - ou = pour ajouter, supprimer ou fixer des droits à l'une ou l'autre des catégories
u (user), g (group), o (other) ou a tous (a) en précisant le type de droit d'accès, r (read), w (write) ou x (execute).
chmod g+w fic1 chmod o-x rep chmod u+rx,g-w fic2 chmod u=rwx,g=rx,o=- fic chmod -R a+r fic
Si le changement de droits s'applique à un répertoire, vous pouvez changer tous les droits des fichiers et répertoires inclus dans ce répertoire via l'option -R.
Si les fichiers que vous créez n'ont jamais les droits que vous souhaitez qu'ils aient, utilisez umask (man umask)
Bien évidement, il existe dans tous les Window-managers modernes (CDE, KDE etc.) des commandes graphiques permettant de faire la même chose (chmod, mv, cp etc.) mais elles restent dans tous les cas NON standard.
Si les droits sur le groupe sont corrects mais que le nom du groupe est incorrect, vous pouvez via la commande
chgrp changer le nom du groupe d'un fichier (chgrp [-R] new_grp fic|rep, -R pour le faire d'une manière récursive sur un répertoire)
chgrp -R jpp perso
Il existe également une commande pour changer le propriétaire un fichier
(mais seul root a ce privilège pour raison évidente de sécurité) chown [-R] new_owner fic|rep
chown jpp fic1
Pour un paramétrage encore plus fin, la plupart des implémentations
Unix disposent des ACL (Access Control List).
En effet, jusqu'à maintenant nous n'étions pas capables d'autoriser une personne particulière (différente du propriétaire du fichier) à avoir des droits
en lecture, écriture etc. sans que toutes les personnes de son groupe
aient ces mêmes droits.
Si vous développez un projet avec une autre personne, vous ne souhaitez pas forcément que tout le laboratoire puisse jeter un oeil à votre travail, confidentialité oblige.
Les ACL vont rajouter un niveau de permission
sur les droits unix.
Pour faire simple il suffit de protéger le répertoire
du projet et laisser les permissions unix classiques sur les fichiers contenus
dans le répertoire.
Ma_machine$>mkdir projet_proteger_acl Ma_machine$>setfacl -m user:login_de_mon_copain:7,m:7 projet_proteger_acl
Pour vérifier la bonne affectation de ces nouveaux droits, utilisez getfacl dès que vous voyez un + dans le ls.
Ma_machine$>ls -lda testacl drwx------+ 2 jpp staff 512 Mar 12 17:22 testacl
Ma_machine$>getfacl projet_proteger_acl # file: projet_proteger_acl # owner: jpp # group: staff user::rwx user:login_de_mon_copain:rwx #effective:rwx group::--- #effective:--- mask:rwx other:---
Pour supprimer un droit ACL, seule la commande setfacl -d user:login peut être utilisée.
Le traitement qui a été effectué sur user peut également être fait sur group. Pour plus d'informations man setfacl.
Attention sur linux, les ACL ne sont pas installées en standard et doivent être rajoutées par des paquets supplémentaires.
| / | là où tous les autres répertoires sont montés (accrochés) |
| /bin | une partie des binaires du système et quelques commandes (ls, cat, rm ..) |
| /home | partie où sont stockés les fichiers propres aux utilisateurs |
| /etc | quelques fichiers de configuration et des fichiers systèmes pour le démarrage |
| /var | fichiers temporaires de quelques démons, de spools d'email et d'imprimantes, de logs, de locks ... |
| /opt | lieu d'installation préféré des logiciels "modernes" |
| /boot | image du noyau pour Linux |
| /dev | ensemble des devices (clavier, disques, cartes (son et réseau) etc.) |
| /usr | espace "standard" |
| /usr/bin | pour les binaires |
| /usr/lib | pour les bibliothèques |
| /usr/include | pour les "includes" (les .h) |
| /usr/local/bin | espace "non standard", rajout en local |
| /usr/local/lib | idem pour les bibliothèques |
| /usr/local/include | pour les "includes" |
| /usr/local/src | pour les sources |
Si vous installez un produit chez vous sur votre Home, vous pouvez vous aussi créer un ~/bin, ~/lib et ~/include.
find
Dans le cas
où des fichiers ne sont pas aux "bons" endroits, il faut être capable de les retrouver. Pour cela une seule commande, find.
Elle paraît toujours un peu compliquée au début, mais on
lui pardonne très vite, lorsqu'on découvre sa puissance !
Voilà des exemples qui résument les possibilités de find ( find "à partir de" "que faire" "que faire" etc.) :
Ma_machine$>find rep1 -name "*exe1*" -print /home/login1/rep1/exe1 Ma_machine$>
PATH
Maintenant
que nous avons retrouvé le fichier que nous cherchions (sous /home/login1/rep1/exe1),
nous aimerions bien qu'il soit accessible simplement sans le chemin complet
! Pour cela, il suffit de rajouter ce chemin dans la variable PATH,
dans votre .profile sans écraser l'ancienne valeur de PATH :
export PATH=$PATH:/home/login1/rep1/
Ainsi votre exécutable exe1 pourra être exécuté de n'importe où en tapant "exe1". Attention à ne jamais écraser le PATH initial car il contient déjà l'essentiel des répertoires utiles (si vous l'écrasez, il n'y aura pas grand chose qui marchera !).
Maintenant vous êtes en mesure de comprendre pourquoi une commande présente dans votre répertoire courant ne s'exécutait que par ./ma_commande et non simplement par ma_commande, le . (c'est-à-dire le répertoire courant) n'était pas dans votre PATH ! Le shell était alors incapable de la trouver, même si elle se trouvait sous "ses" yeux !
Attention à l'ordre car c'est le premier exécutable trouvé qui sera exécuté.
Faites toujours plutôt PATH=$PATH:. que
PATH=.:$PATH, car dans ce deuxième cas une commande peut avoir une signification différente suivant le répertoire où elle est exécutée.
type
Parfois
c'est le cas contraire, le shell "trouve" la commande, c'est-à-dire l'exécute sans problème, mais l'utilisateur, ignore où
elle se trouve ; bien difficile alors de la modifier. En effet la variable
PATH peut contenir un grand nombre de répertoires différents et rendre
délicate la recherche de l'exécutable. Pour connaître
le chemin exact de la commande exécutée, utilisez type
:
type ma_commande
Elle précisera le chemin absolu utilisé pour exécuter
ma_commande.
Ma_machine>type super_menage.ksh super_menage.ksh is /home/sos/jpp/bin/super_menage.ksh
Cas réel : j'ai modifié un script super_menage.ksh qui se trouve directement dans mon HOME, et les modifications semblaient ne pas être prises en compte bien que je la lance depuis mon HOME !
Puisque type me donne /home/sos/jpp/bin/super_menage.ksh, cela veut dire que si j'exécute super_menage.ksh, le script exécuté sera celui sous bin, et non celui du HOME ! Pourquoi ? Une seule explication : bin est placé avant le "." dans mon PATH.
diff
Bref, nous
avons donc retrouvé tous les fichiers/commandes/scripts "perdus",
mais malheureusement il arrive parfois que l'on ait 2 ou 3 fichiers quasiment
identiques, des versions différentes d'un même code/script
(~super_menage.ksh et ~/bin/super_menage.ksh
par exemple), ou bien des sorties d'un même travail, sans savoir vraiment
ce qui les diffère. Imaginons que ces fichiers fassent plusieurs
centaines de lignes, comment faire pour examiner leurs contenus ? Pour
quelques centaines/milliers de lignes aucune solution manuelle... La solution
rapide et efficace est
diff, cette
commande extrait uniquement les différences entre deux fichiers.
Si 2 lignes diffèrent sur 10000 lignes, seules ces deux lignes
apparaîtront à l'écran !
Dans cet exemple qu'est-ce qui diffère entre mes deux scripts
super_menage.ksh
?
Ma_machine>diff ~/super_menage.ksh ~/bin/super_menage.ksh >if (( $? ==0)) > then > rm poub tempo >fi
Les < (respectivement les > ) indiquent que seuls ces éléments se trouvent dans le premier (respectivement dans le deuxième) fichier.
Remarque : diff a une option -r lui permettant d'explorer des répertoires et d'en déterminer les différences, en comparant tous les fichiers deux à deux dans tous les sous-répertoires.
tar
Le premier réflexe
est de les regrouper dans un seul répertoire (via un cp) puis de "tarer" ce
répertoire, c'est-à-dire, de rassembler toute l'arborescence
du répertoire en un seul fichier mon_boulot.tar.
Si vos fichiers sont sous rep1 dans
votre HOME, alors vous pouvez utiliser
sous votre HOME, la commande tar
ainsi :
tar -cvf mon_boulot.tar rep1
le fichier mon_boulot.tar sera
ainsi créé.
Pour détarer le c (create) devient x
(extract) ainsi :
tar -xvf mon_boulot.tar
l'arborescence de rep1 sera complètement reconstituée
sous le répertoire courant.
Si vous souhaitez connaître le contenu du tar sans le "détarer", utilisez l'option t ainsi :
tar -tvf mon_boulot.tar
Cette option est très utile ...
Remarque : si vous souhaitez rajouter un fichier supplémentaire à votre fichier tar, vous pouvez le faire grâce à l'option -r ainsi tar -rvf mon_boulot.tar fichier_suppl
Ceci dit, si votre code tient dans un seul fichier, rien ne vous empêche
de l'envoyer par mail puisqu'il est en format ASCII, par la simple commande
Unix :
mail mon_copain@autre_labo.fr < super_menage.ksh
(l'utilisation
de < sera vue plus loin)
Attention, si vous utilisez la possibilité "d'attacher" un document
via votre mailer favori, assurez vous que :
Faites aussi attention à l'espace d'arrivée de votre courrier, veillez à bien configurer le .forward . Ce fichier sert à renvoyer vos messages vers une autre machine, cela permet de n'avoir qu'une boîte aux lettres à vérifier. Il doit contenir une de ce type
autre_login@un_autre_labo.ailleur.fr
gzip
Le fichier créé
par un tar est souvent volumineux, il est alors judicieux de le compresser
par de puissants outils afin de gagner de la place disque (60-70%) et du
temps lors du transfert du fichier. Les deux compresseurs les plus souvent
employés sont compress (standard Unix)
et gzip (produit domaine public du
GNU). Ce dernier a de grandes chances d'être déjà installé
sur votre machine (automatiquement installé sous Linux), de plus
il est en général plus efficace que compress.
La compression/décompression s'effectue ainsi :
| commandes | compression | fichier compressé généré | décompression |
| compress | compress mon_boulot.tar | mon_boulot.tar.Z | uncompress mon_boulot.tar.Z |
| gzip | gzip mon_boulot.tar | mon_boulot.tar.gz | gunzip mon_boulot.tar.gz |
Remarque : il est inutile de compresser un fichier déjà compressé ! On ne gagnera rien, pire il sera probablement même plus gros !
La commande s'utilise ainsi :
ftp autre_machine.autre_domaine.fr
elle vous invite à rentrer le login
et le passwd du compte distant,
puis tapez :
put mon_boulot.tar.gz
Le fichier sera alors placé dans le HOME du login distant.
Remarque : si vous avez plusieurs fichiers à transférer,
vous pouvez utiliser "mput *.gz". Il
est possible de s'affranchir des YES (return)
pour chaque transfert en désactivant le prompt via la commande prompt
avant le mput ou
mget.
Sous ftp, les commandes ls, pwd et cd peuvent être utilisées pour lister et changer de répertoire sur la machine distante, et !ls, !pwd et !cd pour faire de même sur la machine locale .
Dans le cas où vous avez laissé le fichier chez vous,
et avez simplement dit à votre collègue de venir le prendre via
un get sous un ftp,
pensez à
mettre les droits de lecture sur ce
fichier et lui laisser la possibilité de traverser votre
HOME.
Reste ensuite au login distant à décompresser (on l'a
vu !) et à détarer via :
tar -xvf mon_boulot.tar
Remarque sur le mode binary ou ascii de ftp.
Si vous restez dans le monde Unix(
/linux), vous n'avez pas à vous soucier du mode quels que soient
les machines utilisées et les fichiers transférés.
Attention, si vous transférez à partir de ou vers un PC sous Windows ! Si c'est un fichier texte, précisez le mode ascii. D'autres environnements comme IRIX préfèrent que vous stipuliez bin ou ascii.
Pour sortir de la commande ftp, tapez quit.
Rcommandes
Comme nous en sommes aux interactions entre deux machines, détaillons
un peu les Rcommandes. Il s'agit des rsh,
rcp,
rlogin...
Toutes ces commandes seraient déjà connues si elles n'avaient
pas de
r ( login,
cp ...). Le r
(pour remote) précise que la commande va s'exécuter sur une autre machine.
Pour que ces commandes fonctionnent, il est impératif d'avoir son fichier .rhosts à jour. Ce fichier permet de s'affranchir du mot de passe normalement nécessaire lors d'une connexion sur une autre machine.
Voici un exemple de fichier .rhosts existant sur le HOME de la machine_A pour le compte login_A .
machine_B.mon_labo.fr login_B eclipse.totale.fr observateur
rcp -r observateur@eclipse.totale.fr/.netscape .
rsh eclipse.totale.fr who > liste_des_utilisateurs_distants
rlogin machine -l jpp ... connexion direct ...
Remarque : il est fortement conseillé de vérifier le contenu du fichier .rhosts régulièrement. Supprimer toutes les entrées inutiles, ou les éventuels rajouts de personnes mal intentionnées.
Chacun a ses propres avantages et défauts, le seul conseil serait : "prenez le même que votre collègue de bureau !", il pourra ainsi vous renseigner et vous aider (aucun des deux n'est vraiment simple au début). Pour ma part, je suis convaincu qu'emacs est mieux, mais son côté "usine à gaz" fait que j'utilise toujours vi ! (enfin vim, version améliorée de vi) (et mon collègue de bureau aussi !).
Ceci dit, nedit est également disponible sur la plupart des machines et ne pose aucun problème au débutant (sauf pour le trouver, il est sous /usr/local/pub/bin). Il s'utilise comme un traitement de texte et colorie les mots clés, par contre il n'offre pas toutes les possibilités de emacs ou vi.
vi utilise des fichiers temporaires, et parfois l'espace où il stocke ses fichiers est plein. Pour utiliser un autre espace, positionner ainsi EXINIT, export EXINIT="set dir=autre_file_system".
Je vous conseille quand même vi, car on retrouve les mêmes séquences dans les expressions régulières, les crons, sed, ed etc.
Les principales commandes sous vi.
| Commandes | Fonctions |
| i | basculement en mode insertion |
| a | basculement en mode ajout |
| cw | modification du mot courant |
| esc | sortie du mode d'insertion/ajout/modification |
| J | concaténation de la ligne courante et de la suivante |
| x | effacement du caractère suivant |
| X | effacement du caractère précédent |
| $ | déplacement en fin de ligne |
| 0 | déplacement en début de ligne |
| dd | suppression de ligne et copie dans le buffer |
| dw | suppression de mot et copie dans le buffer |
| p | copie du buffer sous la ligne courante |
| D | effacement jusqu'à la fin de la ligne |
| . | répétition de la dernière commande |
| u | annulation de la dernière commande |
| h | déplacement vers la gauche |
| l | déplacement vers la droite |
| j | déplacement vers le bas |
| k | déplacement vers le haut |
| CTRL F | déplacement sur la page suivante |
| CTRL B | déplacement sur la page précédente |
| : | entrée dans le mode de commande pour les commandes suivantes |
| w [fic] | sauvegarde dans le/un fichier |
| q | sortie de vi |
| q! | sortie sans sauvegarde |
| x | sortie avec sauvegarde |
| r fic | insertion de fic dans le fichier courant |
| ! cmd_du_shell | exécution d'une commande shell |
| %s/chaine1/chaine2/g | substitution dans tout le fichier de chaine1 ou rexp par chaine2 (plusieurs fois par ligne) |
| sx,y/chaine1/chaine2/ | substitution de x à y de chaine1 ou rexp par chaine2 |
| s4,./chaine1/chaine2/g | substitution de la 4e ligne à la ligne courante de chaine1 ou rexp par chaine2 (plusieurs fois par ligne) |
| s4,$/chaine1/chaine2/gc | substitution de la 4e ligne à la fin de chaine1 ou rexp par chaine2 (plusieurs fois par ligne) avec confirmation (y,n,q) |
| g/chaine/l | liste des lignes contenant chaine |
Il est possible pour certaines commandes d'utiliser un facteur multiplicatif devant comme 7x ou 3dd.
Une bonne gestion et édition des lignes de commande est fondamentale
sous Unix mais dépend fortement de votre shell. Il y a quatre choses
à savoir faire absolument (car on le fait 200 fois par jour) :
| Shell | rappel de la dernière commande | rappel d'une commande cmd | déplacement dans la ligne de commande | complétion |
| ksh (set -o vi) | Esc k, puis n ou N pour naviguer dans l'historique commande suivante/commande précédente | Esc/ suivie d'une sous chaîne, par exemple Esc/totoCR de retrouver toutes les commandes où le toto était présent | puis l ou h pour aller de droite à gauche puis x pour supprimer et a pour ajouter | titiEsc\
ou titiEsc= listera tous les fichiers commençant par titi |
| ksh (set -o emacs) | Ctrl p
Ctrl n |
Ctrl r cmd | Ctrl b
Ctrl f |
EscEsc |
| ksh (set -o emacs) + config flèche | flèche "haut/bas" | Ctrl r cmd | flèche "droite/gauche" | EscEsc |
| csh | !! | ! debut_cmd | ||
| bash (linux) | flèche "haut/bas"
ou !! ou Ctrl p Ctrl n |
Ctrl r cmd
ou ! debut_cmd |
flèche "droite/gauche"
ou Ctrl b Ctrl f |
TAB
ou EscEsc |
Config flèche : elle n'est possible qu'en mode emacs. Il faut placer les commandes suivantes dans l'un de vos fichiers d'environnement (.profile par exemple) :
alias __A='^P' # pour remonter dans l'historique des commandes (flêche ascendante) alias __B='^N' # pour descendre dans l'historique des commandes (flêche descendante) alias __C='^F' # pour se déplacer à droite sur la ligne de commande (flêche droite) alias __D='^B' # pour se déplacer à gauche sur la ligne de commande (flêche gauche)Attention : le caractère "^P" représente un seul caractère : le caractère "Ctrl-p" et non pas "^" puis "P". Pour saisir ce caractère "Ctrl-p" sous l'éditeur emacs il faut taper la séquence de touches "Ctrl-q Ctrl-p"
Pour passer en mode vi ou emacs sous ksh, il faut insérer dans votre .profile cette ligne set -o vi ou set -o emacs
Pour la gestion de l'historique, deux variables d'environnement existent et peuvent être placées dans votre .kshrc. Une pour la taille de l'historique HISTSIZE et une pour nommer l'historique HISTFILE.
HISTSIZE=5000 HISTFILE=~/.sh_history
Attention aux caractères spéciaux, si vous souhaitez qu'ils ne soient pas interprétés comme le $ () [] " (double quote) # (dièse) ' (quote) ` (back quote) \ (back slash): utilisez le \ (back slash) juste avant.
Exemple : echo il ne faut pas confondre / et \> en Unix.
Trois quotes à ne pas confondre :
ed/sed
Ils sont utilisés comme éditeurs non interactifs à base de commande vi. sed lit les lignes d'un fichier une à une sans modifier le fichier source et applique le traitement souhaité.
ed quant à lui, travaille directement sur le fichier source.
Quelques exemples :
Lorsque le code sed est trop long, vous pouvez mettre les commandes dans un fichier et appeler sed ainsi : sed -f fic_commande_sed fic1 > fic2
On peut voir ces symboles comme une écriture sur un fichier pour le supérieur, une lecture à partir d'un fichier pour l'inférieur, un simple tuyau pour le pipe. Ce tuyau servant à relier deux commandes entre elles, c'est-à-dire, la sortie de l'une dans l'entrée de l'autre.
Nous allons voir les commandes Unix comme un jeu de construction.
![]() |
|
![]() ![]() |
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() ![]() |
|
![]() |
![]() | |
|
![]() |
|
Deux exemples avec ces symboles
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|||||
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![]() |
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|
Maintenant que vous avez compris le principe voici une série d'exemples :
$>cat mon_premier_fichier
Thu Oct 29 15:39:56 MET 1998
sfuj742 pts/0 Oct 28 08:00 (xt2-fuji.idris.f)
jpp pts/5 Oct 29 08:32 (buddy.idris.fr)
lavallee pts/8 Oct 29 08:39 (bebel.idris.fr)
gondet pts/9 Oct 29 08:48 (glozel.idris.fr)
$>
Attention : le flux redirigé dans un > ou un | ne concerne que la sortie standard, pas l'erreur standard !
xargs/sh
Pour exécuter un flux, la commande xargs peut vous aider :
-t pour avoir l'echo des commandes et -n pour découper le flux d'entrée en paquets, et -i pour insérer le flux.
$>xargs -t -n 2 diff <<fin fic1 fic2 fic3 fic4 fic5 fic6 fin diff fic1 fic2 diff fic3 fic4 diff fic5 fic6
$>ls | xargs -t -i{} mv {} {}.old
mv chap1 chap1.old
mv chap2 chap2.old
mv chap3 chap3.old
$>echo "ls; pwd" | sh chap1.old chap2.old chap3.old /home/jpp/rap
grep
grep permet de rechercher les occurrences d'un mot ou d'un morceau de mot dans un fichier. Si vous voulez trouver toutes les personnes qui utilisent le ksh
(bash sous linux) pour leur demander un petit conseil, sachez que
le fichier /etc/passwd
contient la liste des logins de votre machine avec, en particulier, le shell
qu'ils utilisent.
Il suffit de faire alors :
$>grep bash /etc/passwd
teuler:*:505:502:teuler:/home/teuler:/bin/bash
lavallee:*:506:502:lavallee:/home/lavallee:/bin/bash
corde:*:507:502:corde:/home/corde:/bin/bash
Pour comprendre voici quelques exemples :
| Liste des caractères spéciaux | Signification pour les expressions régulières de grep,find,awk ou vi (en partie) | Signification pour le shell |
| . | caractère quelconque | . |
| $ | fin de ligne | idem |
| ^ | début de ligne | idem |
| [] | un des caractères du crochet | idem |
| - | de ... à ds [x-y] | idem |
| ? | expression régulière précédente optionnelle | caractère quelconque |
| * | répétition >=0 | chaîne quelconque |
| + | répétition >0 (pas ds vi) | + |
| | | ou (pas ds vi) | pipe |
| () | groupement des expressions (pas ds vi) | groupement des commandes |
DÉMO/TD
|
tail
Votre code s'est
exécuté et vous souhaitez savoir si tout s'est bien passé.
Pour cela il suffit de "voir" la fin du contenu du fichier output (dans
le cas d'un job) par la commande tail
(elle n'affichera que les 10 dernières lignes).
processus
Lorsque
vous utilisez des commandes ou vos programmes favoris sous Unix, ils s'exécutent systématiquement
sous votre shell.
Tant que la commande s'exécute, vous n'avez plus la main, vous êtes bloqué.
Certains utilisent plusieurs fenêtres pour continuer à travailler.
Quel que soit votre commande ou votre exécutable, c'est en fait un processus Unix qui peut être facilement contrôlé.
Sur une commande un peu longue comme un find (que l'on a déjà vu) essayez un CTRL z. Cela bloquera le find et vous permettra de retrouver la main sous le shell. Votre processus sera suspendu. Pour le réactiver sans être de nouveau bloqué tapez bg pour background (arrière-plan).
La séquence CTRLz suivie de bg est identique au & souvent utilisé après une commande. L'avantage de CTRLz + bg est qu'il est possible via fg (foreground, avant-plan) de revenir à la situation de départ (c'est-à-dire comme si vous aviez lancé la commande sans & à la fin), un CRTL c (permettant de tuer votre commande) est donc toujours potentiellement actif.

Au fait, pourquoi vouloir tuer une commande ? Plusieurs réponses :
Mais comment faire si un CRTL c ne marche pas et qu'il n'y a pas de menu "close" dans l'application ? Sous d'autres systèmes, pas grand chose, à part tout redémarrer... Sous Unix, il suffit de trois choses :
Ma_machine>ps -edf | grep jpp UID PID PPID C STIME TTY TIME CMD jpp 16034 57976 0 08:49:52 pts/6 0:00 -ksh jpp 18032 83270 0 08:57:38 - 4:35 netscape_aix4 jpp 24616 84396 4 10:12:30 pts/7 0:00 grep jpp jpp 28788 69868 0 08:49:46 - 0:07 xautolock jpp 36206 69868 0 08:49:46 - 0:00 xterm jpp 41836 69868 5 08:49:46 - 0:00 xterm jpp 44662 69868 0 08:49:46 - 0:00 xbiff jpp 52346 1 0 08:49:47 - 0:07 plan jpp 58662 84396 21 10:12:30 pts/7 0:00 ps -edf jpp 67722 36206 0 08:49:51 pts/5 0:00 -ksh jpp 67952 1 0 08:49:46 - 0:02 /usr/local/bin/pland -k jpp 85608 69868 0 08:49:46 - 0:01 xmh jpp 94304 69868 0 08:49:46 - 0:24 fvwm
Cas contraire : je souhaite que ma commande
se déroule normalement alors que je voudrais me déconnecter.
Si j'exécute une commande et que je sors de ma session (^D ou exit)
la commande se terminera aussi ! Pour éviter cela, vous pouvez utiliser
la commande nohup
ainsi :
nohup ma_commande&
L'output de la commande ira dans un fichier nommé nohup.out
et
surtout vous pourrez vous déconnecter ! (plus de raison de laisser
une session ouverte après votre départ).
Remarque : démarrage d'une commande à une heure donnée.
$>at now +3 minutes
find /home/jpp -name "core" -exec rm {} \;
^D
$>
$>echo who | at now +4 hours
$>
$>crontab -l 20 3 8 * * /usr/local/bin/mon_script_de_sauvegarde 0 8 * * 0 /home/jpp/bin/recup_mail
$>echo debut;sleep 10;echo fin debut fin
Pour surveiller toutes les anomalies sur votre station, la commande top (souvent installée par défaut) permet d'identifier les processus les plus consommateurs en temps CPU et en mémoire. En effet seuls ces deux facteurs peuvent réellement perturber votre station. Une consommation excessive
DÉMO/TD (à faire avec plusieurs logins)
|
Lorsqu'on a trois fichiers comme dans cet exemple, cela ne pose aucun problème, mais il est rare de faire tout un projet avec seulement trois fichiers. Il est plus fréquent d'avoir entre 30 et 50 fichiers sources.
De plus il peut exister de multiples dépendances dans les codes sources via les fichiers include (les .h ou les modules Fortran 95). La gestion de la compilation, si elle est faite à la main, peut générer des erreurs sournoises en introduisant des incohérences.
Le makefile résout tous ces problèmes (en se basant sur les dates de modification) et automatise le travail (certaines compilations peuvent durer plusieurs heures...). Voyons comment fonctionne un makefile sur notre exemple. En fait la commande make appelle par défaut un fichier Makefile (avec un M). Le travail consiste donc à "lister" dans le fichier Makefile les règles de dépendance, de compilation, les noms des fichiers et les options de compilation nécessaires.
Dans notre cas :
Ma_machine>cat Makefile code : prog.o fic1.o fic2.o fic3.o f90 -o code prog.o fic*.o prog.o : prog.f f90 -c prog.f fic1.o : fic1.f f90 -c fic1.f fic2.o : fic2.f f90 -c fic2.f fic3.o : fic3.f f90 -c fic3.f
Remarques :
Notre exemple devient :
CF = f90 FFLAGS=-g OBJS=prog.o fic1.o fic2.o fic3.o code : $(OBJS) $(CF) -o code $(OBJS)
prog.o : prog.f $(CF) -c prog.f fic1.o : fic1.f $(CF) -c $(FFLAGS) fic1.f fic2.o : fic2.f $(CF) -c fic2.f fic3.o : fic3.f $(CF) -c fic1.f
Les dépendances : attention, si fic2.f contient
inc.h, il faut que fic2.o dépende
de
inc.h, or par défaut make
l'ignore... il faut donc rajouter :
fic2.o : fic2.f inc.h
Dans un vaste projet rajouter, à droite, à gauche des
lignes dans le makefile n'est pas raisonnable.
Pour nous aider, nous allons nous appuyer sur les compilateurs qui
disposent de l'option -M, permettant
de générer les dépendances
Ma_machine$>cc -M fic2.f fic2.o : fic2.f inc.h /usr/include/f_pvm.h
Le makefile devient donc :
#Déclarations de variables CF = f90 FFLAGS=-g OBJS=prog.o fic1.o fic2.o fic3.o MKDEP=-M code : $(OBJS) $(CF) $(OBJS) -o $(@) depend : $(CC) $(MKDEP) *.f > depend include depend
Remarques :
Il est possible de rajouter encore quelques règles utiles pour faire du ménage, créer une bibliothèque ou tout générer comme :
clean: rm -f *.o ;\ echo j'ai détruit tous les *.o LIB=lib.a $(LIB) : $(OBJ) ar -r $(LIB) $(OBJ) all: depend code echo j'ai compilé tout ces fichiers : $(OBJ:.o=.f)
Attention : si vous souhaitez utiliser une variable d'environnement
(comme $HOME, $TMPDIR) dans un makefile, il faut les faire précéder
par $ (un autre $) comme suit :
install : cp $$HOME/source/*.f $$WORKDIR
Pour déterminer quelles seront les actions effectuées par votre
make (si vous avez un peu de mal à suivre les règles), sans
les exécuter, utiliser l'option
-n
:
make -n all
Remarque : si vous avez changé un flag de compilation, et que
la dernière compilation s'était bien passée, make
ne fera rien ! En effet aucune règle lui impose de recommencer en
cas de modification du fichier Makefile.
Pour que make fonctionne, faites un touch
*.f* qui mettra la date des *.f* à la date courante.
Autre solution : l'effacement des .o et de l'exécutable obligera aussi le make à tout recompiler.
Les scripts
Il existe de multiples façons de faire des scripts, citons seulement
awk, shell (ksh ou csh), perl etc.
Mais à quoi servent-ils ?
En fait ils sont vos meilleurs amis en cas de traitements inhabituels.
Quelques exemples de traitements "inhabituels" :
Mais avant de vous lancer dans l'écriture de scripts, soyez sûr que le traitement que vous souhaitez réaliser ne soit pas déjà effectué par une commande unix ! (ça arrive TRÈS souvent au débutant !). Aussi avant de voir plus en détail l'implémentation des exemples cités plus haut, passons en revue quelques commandes unix puissantes encore non citées dans ce cours.
sort : permet de trier les lignes d'un fichier (fic) suivant un champ particulier.
uniq : permet de supprimer les lignes identiques et de les compter (attention les lignes doivent être triées)
paste : permet de "coller" deux fichiers l'un à côté de l'autre. Ne pas confondre avec l'un derrière l'autre (cat fic >> fic2)
cut : permet de "couper" une partie de ligne d'un fichier
tr : tr b-z a-y, sert à convertir le flux de caractères en
remplaçant une lettre de la première liste par une autre de la deuxième liste (du même indice). Par exemple tr a-z A-Z permet de
passer toutes les lettres d'un flux en majuscules.
Deux options intéressantes :
DÉMO/TD
|
Il est clair ici qu'un grand nombre de traitements peuvent être créés par la juxtaposition de commandes via des >, des | ou même des ; (l'enchaînement de commandes indépendantes peut être fait ainsi : cd;ls ).
Si malgré toutes ces commandes, certaines choses restent impossibles
à faire, nous devons construire un script. La première
ligne du script doit (devrait) contenir #!/chemin/shell, afin de rendre votre script indépendant de votre shell courant,
par exemple :
#!/usr/bin/ksh
ou
#!/usr/local/bin/perl
...
...
...
Les lignes qui précèdent sont des lignes de votre shell favori, un script sert seulement à mettre l'ensemble de ces lignes dans un fichier (mon_premier_script). Attention ce fichier doit avoir au moins les droits en exécution pour fonctionner. Lancez ensuite ./mon_premier_script
ksh
Trois éléments indispensables du ksh vus aux travers d'exemples, les boucles, les tests, les variables.
Les boucles :
#!/usr/bin/ksh for i in `ls *.f` do echo je suis en train de traiter $i done
Pour les boucles sur des indices consécutifs on choisira une boucle while ainsi :
#!/usr/bin/ksh i=1 while ((i<=5)) do qsub job.$i #Pour soumettre un job NQS sur une machine de calcul ((i=i+1)) done
Pour la lecture d'un fichier ou d'un flux (sortie de commande dans l'exemple) on pourra également choisir un while ainsi :
#!/usr/bin/ksh
cmd |
{
while read ligne
do
echo $ligne
done
}
Ou même en une seule ligne, on fait commande2 tant que commande1 est réussie
... while commande1;do commande2;done ...
Les tests : sur les
chaînes ou les fichiers [[ ]],
ou sur les nombres (( ))
if (( numero < 10 )) || (( a!=2 )) # liste d'opérateurs == != < > <= >= then echo "c'est plus petit" else echo "c'est plus grand" fi
ou
read rep if [[ $rep = "oui" ]] #liste d'opérateurs = != < > then rm -f *.h fi
ou
if [[ ! -a mon_fichier ]] #liste d'opérateurs -a (any) -f (fichier) -d (directory) -S (non vide) #fic1 -nt fic2 (vraie si fic1 plus récent) then cp $HOME/mon_fichier . fi
En cas de tests multiples, il est possible d'utiliser un bloc case esac
case $REP in [hH]elp ) echo j'ai tapé help;; go|run) echo le code démarre;; * ) echo le reste;; esac
Il est possible de faire des tests plus simplement. En effet chaque commande exécutée renvoie un code de retour (0=vrai ou 1=faux) qui peut être interprété par le shell.
Pour évaluer une opération en binaire (0 ou 1, 0 et 0, etc.)
le shell se contente du minimum. S'il peut déterminer le résultat
de l'opération sans connaître la deuxième opérande,
il ne va pas s'en priver !
Dans le cas d'un ou,
Dans le cas d'un et c'est le contraire !
Un ou est représenté par ||, et un et par &&. Voici des exemples appliqués au ksh :
Les variables :
... commande_compliquee if (($? != 0)) then echo "pb sur commande_compliquee " break else echo "ça marche ..." fi ...
Si vous faites un script avec des paramètres en entrée,
comment les récupérer ?
for i in $@ do echo $i done
Si vous souhaitez changer le contenu des $1, $2, $3 etc. utilisez set -- val0 val1 val3 ...
Ma_machine$>set -- 876 777 fin Ma_machine$>echo $1 $2 $3 876 777 fin
Bien-sûr, rien ne vous empêche de créer vos propres
variables (comme
i
ou
rep). Comme vous l'avez vu dans les exemples précédents, une variable se définit par son NOM et s'appelle par $NOM ou ${NOM} si vous voulez l'insérer dans une chaîne de caractères (echo fic${i}ok).
Attention à la visibilité de ces variables. Elles ne sont pas vues à l'extérieur de votre script sauf si :

Vous comprenez pourquoi, dans les fichiers de configuration (comme .profile, .kshrc etc.) toutes les variables utiles à l'extérieur doivent être exportées et que ces scripts sont exécutés (ou réexécutés) via . (comme . .profile).
Pour vous en persuader notez la différence entre set (positionnées) et env (positionnées et exportées).
Vous pouvez créer des sous-shells directement dans une ligne de commande en utilisant les parenthèses ( ) .
>pwd;(cd /;pwd);pwd >/home/sos/jpp >/ >/home/sos/jpp
Revenons aux variables afin de traiter quelques cas particuliers souvent rencontrés :
echo ${ma_chaine##*/}
ma_log.old
echo ${ma_chaine%.*}.new
/var/log/ma_log.new
basename $ma_chaine ma_log.old
#lib positionnée par l'utilisateur
LIB_MATH=/usr/local/lib_test
#lib positionnée par le système dans un script
LIB_MATH=${LIB_MATH:=/usr/local/lib}
#le résultat est bien conforme au choix de l'utilisateur
echo $LIB_MATH
/usr/local/lib_test
Ma_machine$>ls Ma_machine$>titi toto tata Ma_machine$>result=$(ls tutu) Ma_machine$>echo $result Ma_machine$>The file tutu does not exist.
nom_du_tableau[indice1]=champ1 nom_du_tableau[indice2]=champ2 nom_du_tableau[indice3]=champ3 ...
set +A nom_du_tableau champ1 champ2 champ3
Ma_machine$>tab="zero"
Ma_machine$>tab[1]="premier"
Ma_machine$>tab[2]="deuxième"
Ma_machine$>echo $tab
zero
Ma_machine$>echo $tab[1]
zero[1]
Ma_machine$>echo ${tab[1]}
premier
La commande eval permet d'évaluer une ligne de commande
Ma_machine$>a='coucou' Ma_machine$>b=a Ma_machine$>echo $b a Ma_machine$>echo \$$b $a Ma_machine$>eval echo \$$b coucou Ma_machine$>c=\$$b Ma_machine$>echo $c $a Ma_machine$>eval c=\$$b Ma_machine$>echo $c coucou
L'écriture d'un script comme celle d'un programme peut devenir assez complexe si l'on ne dispose pas d'outils pour suivre l'évolution du code/script.
En Ksh, en utilisant set -v ce dernier affichera toutes les commandes exécutées avant transformation et après transformation si l'on utilise set -x . Pour annuler ces effets remplacer le - par un +.
Ma_machine$>set -v Ma_machine$>set -x set -x Ma_machine$>ls titi ls titi + ls titi titi Ma_machine$>ls * ls * + ls tata titi tutu tata titi tutu
Comme dans de nombreux langages, vous pouvez créer vos propres fonctions. La syntaxe est la suivante :
nom_de_la_fonction () { liste; }
le blanc entre { et avant liste et le point virgule après liste sont obligatoires.
Le code de retour est celui de la dernière commande exécutée dans la fonction.
Il n'y a pas de nouveau process créé. De plus toutes les variables de la fonction sont partagées sauf si l'attribut "local" est précisé.
local nom_de_la_variable_locale=456
Ma_machine$>cdl () { cd $1;ls -lrt; }
Ma_machine$>cdl Mail
Ma_machine$>inbox info mbox
Ma_machine$>pwd
Ma_machine$>/home/jpp/Mail
Remarque : ne jamais nommer son script "test", c'est une commande Unix !
Quelques variables purement shell peuvent aussi être utiles, PRINTER pour définir par défaut le nom de votre imprimante, et SHELL pour le nom de votre shell favori.
Pour finir, voici un exemple de script impossible à faire en une ligne ! Il consiste à sauvegarder toute une arborescence et la transmettre de manière sûre à une autre machine, c'est-à-dire en se prémunissant contre certains problèmes comme :
#!/bin/bash set -x LOGIN_DEST=jpp MACHINE_SAUV=mira REP_A_SAUV=/home/jpp/poster MON_FIC=/home/sos/jpp/sauv_$(date '+%m_%d_%y') tar SPclf - $REP_A_SAUV 2>/tmp/$$res_tar | \ rsh -l $LOGIN_DEST $MACHINE_SAUV "dd of=$MON_FIC" if [ $? = 0 ] && [ ! -a /tmp/$$res_tar ] then echo ça a marche ! rsh -l $LOGIN_DEST $MACHINE_SAUV "(mv sav1 sav2;mv $MON_FIC sav1)" else echo pb dans la sauvegarde | mail jpp@idris.fr mail jpp@idris.fr < cat /tmp/$$res_tar rsh -l $LOGIN_DEST $MACHINE_SAUV "(rm $MON_FIC)" fi rm /tmp/$$res_tar
awk
awk permet de traiter des fichiers ligne à ligne et d'y associer un même traitement. awk
divise éventuellement le travail en trois étapes :
Quelques exemples pratiques :
Chaque ligne du fichier traité est décomposée en champs ($1, $2, $3, ... ), la ligne entière est référencée par $0. Deux autres variables internes sont très utiles, NF pour le nombre de champs et NR le numéro du "record" (lignes en général).
Une multitude de fonctions existent comme cos, int, exp, sqrt, toupper, tolower etc.
Cas des structures de commandes :
Si votre script fait quelques lignes, mettez-le dans un fichier et utilisez
l'option -f de awk ainsi :
awk -f mon_script fic1
Il est possible de faire des choses très complexes avec awk, mais si vous avez plus de trois lignes à faire en awk, je vous conseille de passer à perl.
perl
perl est un langage en soi, impossible de le décrire totalement
ici. Il n'est pas en standard sur Unix (comme awk), il doit être installé.
Cependant si vous avez la chance de l'avoir sur votre station, il peut,
dans certains cas, vous permettre de faire des traitements assez complexes
de manière simple. Voilà quelques "recettes de cuisine" utiles
:
Perl peut utiliser des packages d'interface (modules) permettant d'accéder aux réseaux, aux bases de données, aux analyseurs syntaxiques, etc. et faire ainsi en 3 lignes ce qui nécessiterait autrement plusieurs milliers de lignes.
Voici un exemple de script utilisant un module réseau :
#!/usr/local/bin/perl -w
use Net::FTP;
$ftp = Net::FTP->new("truc.labo.fr");
$ftp-> login("login1","qpap?1");
$ftp2 = Net::FTP->new("machin.labo.fr");
$ftp2-> login("login2","qpap?2");
$pwd = $ftp->cwd("conftempo");
$pwd2 = $ftp2->cwd("respconftempo");
$ftp->type("I");
$ftp2->type("I");
@tab = $ftp->ls();
foreach $a (@tab) {
$ftp->get($a);
print ($a," recup ok\n");
$ftp2->put($a);
print ($a," transfert ok\n");
$tmp=`rm -f $a`; }
$ftp->quit;
$ftp2->quit;
print ("fin du transfert");
cpp
C'est
le préprocesseur du C (donc disponible partout). Il exécute
des instructions particulières appelées directives. Ces directives
sont identifiées par le caractère #
en
tête. Ces directives sont de trois sortes :
#define TAILLE 256
#define TAILLE_EN_OCTETS TAILLE*sizeof(int)
#define NB_ELEMENTS(t) sizeof t / sizeof t[0]
main()
{
int tab[TAILLE];
int i;
for(i=0; i < TAILLE; i++) tab[i] = i;
printf("Le tableau tab contient %d octets\n",TAILLE_EN_OCTETS);
printf("Le tableau tab contient %d octets\n",NB_ELEMENTS(tab);
}
#ifdef identificateur partie-alors [#else partie-sinon] #endif
Exemple cpp prog.c > prog_a_compiler.c :
#ifdef DEBUG
printf("je suis dans la boucle a l'indice %d \n",i);
#endif
Pour avoir un préprocesseur encore plus souple utilisez gpp (generic preprocessor http://auroux.free.fr/prog/gpp.html), vous pourez ainsi définir vos propres macros et syntaxes.
| DÉMO/TD |
Il permet de rendre totalement indépendants plusieurs aspects d'un système de fenêtrage et ainsi de développer des applications clientes des services de l'interface, indépendamment du matériel, du système d'exploitation, de la localisation de l'interface et de l'aspect de celle-ci.
Ce système rend donc également possible l'affichage de clients en provenance de plusieurs machines sur un écran unique (le serveur). Par dessus X11 viennent ensuite se greffer des window-managers ou gestionnaires d'interface qui determinent l'aspect et le mode d'interaction.
La terminologie X11 peut sembler contradictoire. En effet, un gestionnaire d'écran, comme une application, sont considérés comme des clients, et l'écran physique est lui considéré comme un serveur. En fait, il est assez normal que la couche offrant des services graphiques utilisés par des clients distants se nomme serveur. Le serveur est donc la machine sur laquelle l'affichage a lieu. Tout le reste n'est que client, y compris le gestionnaire d'interface. Les deux parties (client et serveur) peuvent très bien se trouver sur une même machine.
J'espère que vous travaillez déjà sous X ! Mais il est bon de rappeler que si c'est assez simple d'ouvrir une fenêtre X en local sur votre écran, il est un peu plus complexe d'afficher chez vous la fenêtre d'un code tournant sur une autre machine. Le système X11 étant distribué, les clients peuvent donc venir de n'importe quelle machine du réseau, et sur ces machines de n'importe quel utilisateur. La couche de sécuritéde X11 a pour but de n'autoriser l'accès qu'a des machines ou des utilisateurs spécifiques.
Prenons le cas de
votre laboratoire et de l'IDRIS.
Vous travaillez
chez vous
et avez ouvert une fenêtre (suivie d'un rlogin ou d'un telnet) vers
l'IDRIS.
Dans cette fenêtre tourne un débogueur, un éditeur ou autre.
Si ces outils sont X, vous obtiendrez inévitablement un message d'erreur comme suit :
Error: Can't open display:
Vous devez alors faire deux choses :
Dès lors vous devriez pouvoir afficher des fenêtres X chez
vous.
Attention, restent encore deux pièges dans certaines universités
:
Ceci dit pour en être bien sûr, traceroute peut vous dire s'il y a un problème entre votre machine et la machine destination.
Ma_machine>traceroute www.koi.com traceroute to www.koi.com (205.199.140.38) 1 ipsgw2 (130.84.12.1) 2 ms 1 ms 1 ms 2 ipsctl (130.84.164.1) 2 ms 1 ms 1 ms 3 ipsgw1 (130.84.160.2) 2 ms 2 ms 2 ms 4 ea-rerif-atm (192.54.202.19) 2 ms 2 ms 2 ms 5 stlambert1.rerif.ft.net (193.48.53.213) 239 ms 13 ms 110 ms 6 stamand1.renater.ft.net (193.48.53.9) 13 ms 4 ms 3 ms 7 rbs2.renater.ft.net (195.220.180.18) 4 ms 3 ms 3 ms 8 paii.renater.ft.net (195.220.180.29) 5 ms 7 ms 8 ms 9 pos2.opentransit.net (193.55.152.25) 6 ms 5 ms 6 ms 10 pos6.opentransit.net (193.55.152.90) 138 ms 138 ms 138 ms 11 pos1.opentransit.net (194.206.207.54) 138 ms 138 ms 138 ms 12 sl-stk-1-2.sprintlink.net (144.232.4.29) 138 ms 137 ms 140 ms 13 sea-7-0.sprintlink.net (144.232.9.86) 149 ms 146 ms 146 ms 14 sea-8-0-0.sprintlink.net (144.232.6.54) 319 ms 147 ms 147 ms 15 semacorp-2-0-0.sprintlink.net (144.228.96.18) 158 ms 199 ms 189 ms 16 10btin.aa.net (205.199.143.17) 195 ms 177 ms 195 ms 17 www.koi.com (205.199.140.38) 208 ms 204 ms 244 ms
Ma_machine>traceroute ftp.lip6.fr traceroute to nephtys.lip6.fr (195.83.118.1), 30 hops max, 40 byte packets 1 ipsgw2 (130.84.12.1) 2 ms 2 ms 1 ms 2 ipsctl (130.84.164.1) 2 ms 2 ms 1 ms 3 ipsgw1 (130.84.160.2) 2 ms 2 ms 2 ms 4 ea-rerif-atm (192.54.202.19) 2 ms 2 ms 2 ms 5 stlambert1.rerif.ft.net (193.48.53.213) 3 ms 3 ms 3 ms 6 u-jussieu-paris-atm.rerif.ft.net (193.48.53.198) 6 ms 4 ms 6 ms 7 r-jusren.reseau.jussieu.fr (134.157.255.126) 80 ms 543 ms 731 ms 8 * * * 9 * * *
Pour vérifier un simple ping machine_b vous permettra de savoir si machine_b est accessible ou pas !
Ma_machine>ping -c 3 www.ibm.com PING www.ibm.com: (204.146.18.33): 56 data bytes 64 bytes from 204.146.18.33: icmp_seq=0 ttl=235 time=131 ms 64 bytes from 204.146.18.33: icmp_seq=1 ttl=235 time=125 ms 64 bytes from 204.146.18.33: icmp_seq=2 ttl=235 time=133 ms
Ma_machine:>ping www.ibm.com PING www.ibm.com: 56 data bytes blocage --> sortie avec un ^D
passwd
Le changement
des passwd peut être
laborieux, surtout si vous avez un compte sur plusieurs machines
; il l'est d'autant plus qu'il est assez fréquent (changement
toutes les 10 semaines ; peut varier suivant les sites).
Si la contrainte du renouvellement du passwd ne peut être évitée pour des raisons de sécurité, la répétition sur n machines peut être supprimée grâce à Passwd (avec un P). La commande Passwd est disponible sur Rhodes (et donc uniquement à l'IDRIS) et propagera votre login (qui doit être inférieur à 8 caractères) sur l'ensemble des machines de l'IDRIS.
Sachez que des commandes standard existent comme yppasswd pour faciliter la propagation des mots de passe.
Comment faire pour trouver un bon mot de passe ?
Surtout ne pas utiliser son nom, son prénom et même aucun
prénom ou nom classique. Les pirates utilisent des dictionnaires
pour "cracker" les mots de passe, alors bannissez tous les mots du dictionnaire même étrangers
! De plus maintenant avec un "simple" ordinateur portable un mot de passe de moins de 8 caractères est "cassable" en moins de deux jours.
Alors comment faire ?
Il suffit de créer des mots à vous ! le plus simple est
de créer une phrase que vous affectionnez particulièrement
ou qui vous touche en ce moment et d'en extraire les premières lettres
de chaque mot, c'est très efficace et inviolable. Évitez aussi les
caractères spéciaux, certaines machines n'apprécient pas !
Par exemple :
un cours unix en préparation en 98
devient
: 1cuepe98
Il fait toujours mauvais a Paris ! :
IftmaP!
Remarque : ne pas utiliser des caratères comme # ou @ dans votre mot de passe car ils sont parfois interprétés par certaines commande comme telnet.
s[cp|login|sh]
Les scommandes offrent les mêmes fonctionnalités
que les rcommandes mais en beaucoup plus sûres, en imposant
un cryptage et une authentification plus robuste.
Comment fonctionnent-elles ?
Voir des choses cachées
Il est possible de découvrir :
Ou le contraire, ne pas les voir
Supprimer
des choses indésirables comme les balises de style des man
qui tabulent ou passent en gras certains caractères. Essayez d'imprimer
un man, vous allez tout de suite comprendre...
Ma_machine:>man ls | cat -v
LS(1) Cray Research, Inc. SR-2011 9.0 N^HNA^HAM^HME^HE l^Hls^Hs - Lists contents of directory S^HSY^HYN^HNO^HOP^HPS^HSI^HIS^HS l^Hls^Hs [-^H-1^H1] [-^H-b^Hb] [-^H-B^HB] [-^H-c^Hc] [-^H-e^He] [-^H-f^Hf] [-^H-F^HF] ... Ma_machine:>man ls LS(1) Cray Research, Inc. SR-2011 9.0 NAME ls - Lists contents of directory SYNOPSIS ls [-1] [-a] [-A] [-b] [-B] [-c] [-C] [-d] [-e] [-f] [-k] [-I] [-l] [-L] [-m] [-n] [-o] [-p] [-P] [-q] [-r] [-u] [-x] [file ...] ...
Afin d'éviter d'avoir la première sortie (avec tous les
^H et ^C) sur votre papier, utiliser col -b
ainsi
:
man ls |
col -b | lpr
La commande col
agira
comme un filtre prenant à gauche (standard in) un flux "pollué"
venant de man
et
délivrant à droite (standard output) un flux débarrassé
des différents caractères de contrôle à la commande
d'impression
lpr.
Une autre option utile de la commande est -x qui transforme les TAB dans un fichier en "blanc".
Commandes inclassables ou plutôt système
>split -b 1400k gros_fichier >ls x* xaa xab xac xad xae xaf >
Bon travail en mettant en pratique tous ces conseils et astuces.